29.05.2009

J'ai enquêté pour vous... 1. Le philosophe inconnu de la Sorbonne.

 

 

Depuis quelques mois, un individu dont la pensée atteint des sommets philosophiques, couvre les murs de la Sorbonne de ses aphorismes délicats. Probablement échauffé par le mouvement de grève contre la réforme de l'enseignement - je n'exclus pas non plus un besoin d'extérioriser sa révolte contre Fayard qui lui a refusé la publication de son manuscrit, il nous régale jour après jour de sa pensée.

L'homme a le sens du distique et de la formule, voir parfois de la rime. Je pense qu'il a également lu le Seigneur des Anneaux, et qu'il s'essaie à l'écriture elfique, d'où les délicates arabesques ponctuées que vous observerez.

 

Le poids des mots, le choc des photos (prises dans l'escalier C de la Sorbonne, pour ceux qui connaissent, c'est quand on va préparer sa colle d'histoire à la bibliothèque Lavisse).

 

 

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Eh si, parfois, les gens ont des âmes d'artiste. Raté certes, mais artiste quand même.
Je vous signale que je n'ai rien dit sur ce que je pensais du fait de tagguer des monuments historiques. Mais bon.







 

Commentaires

Je me permets d'intervenir pour vous signaler aussi ceux de l'escalier I : curiosités tout à fait remarquables.
Quant au "ni prof ni soumis", je crois qu'il y en a plusieurs dissimulés dans l'ensemble de l'université.

Ecrit par : Zabou | 29.05.2009

Comme voilà de beaux sujets de philo en puissance !!!

Ecrit par : PCR | 29.05.2009

Ma-gni-fique ! Voilà un vrai poète d'aujourd'hui ! Un homme qui connaît le goût, qui chérit le beau, qui aime le vrai ! Un homme engagé dans une réalité sociale complexe dont les enjeux sociaux n'échappent pas à sa vigilance d'homme concerné par le droit des citoyens à défendre la justice et l'équité, parce que la République RRRR.... zzzzzz.... RRRR.... zzzzz.... RRRRRRRR.... zzzzz....

Nota : je souligne que notre homme-mystère épargne toujours les lambris en chêne. La piste ébéniste ?

Ecrit par : fromageplus | 29.05.2009

C'est même tout un gang de philosophes, non?
Voir des gribouillages sur les monuments historiques, moi aussi ça me fait mal au coeur. Ceci dit même quand j'en vois sur les murs de ma fac toute de préfabriqués vêtue, ça me peine.
Et félicitations pour l'admissibilité à l'agreg! Vous avez vos dates de passage? Bon courage pour la préparation des zorros en tout cas.

Ecrit par : M* | 29.05.2009

Voyons le bon côté des choses: ces photos fourniront peut-être un sujet de thèse à un chartiste ou à un historien dans cent ans.

Ecrit par : Marie | 30.05.2009

1. C'est vrai que l'épigarphie et la paléographie contemporaines devraient être de véritables domaines d'études. Pour la paléo contemporaine, en plus il suffit d'aller chez le médecin.

2. Le philosophe inconnu de la Sorbonne, je croyais que c'était le gars plus ou moins anonyme qui déversait dans le quartier sa prose sous forme de tracts il y a deux ans: des affiches et des papillons qui expliquaient un système génial de justice universelle.

3. Pour la décoration indues de monuments historiques, on devrait aplliquer la sanction prévue à l'époque de construction du monument pour le texte considéré.
Exemple: Ni dieu ni maître sur Notre Dame et hop au bucher.

Pour la Sorbonne vu l'époque du bâtiment, un grand procès avec expertise graphologique et erreur judiciaire s'imposerait. Et puis pour porter les pièces à conviction, au poids de la pierre de taille, ce serait déjà une belle sanction. J'imagine bien le successeur de Dreyfus, dans le rôle de la victime, devoir trimballer jusqu'au palais de justice une trentaine de pierres examinées par un juge acquis à sa culpabilité. Et ensuite une lettre de BHL dans le Monde pour dire J'accuse.

Ecrit par : NAIF | 31.05.2009

> Zabou :

Parfait, et merci pour le renseignement. Si l'inconnu frappe aussi dans l'escalier I, il n'en est que plus intéressant.


> PCR :

Héhé, ne le dites pas trop fort, ça pourrait donner des idées au jury...


> Fromage + :

Un ébéniste ou le type qui fait les lambris de la Sorbonne et qui ne veut pas se donner du boulot en plus ?
En tout cas, effectivement, voilà un homme engagé, à côté de qui Julien Coupat, c'est de la petite bière.


> M* :

Merci ! je n'ai encore mes dates que pour le capes - je passe les trois derniers jours, quand le jury sera bien dégoulinant de chaleur et de fatigue, youpie !

Et sinon, si j'en juge par l'écriture, je pense qu'il ne s'agit que d'un seul type. En revanche, je lui souhaite comme châtiment d'avoir à nettoyer ses graffitis. Pas plus, parce que j'avoue qu'il m'a fait bien rire.


> Marie :

du genre "dire et faire croire : l'opinion publique et les graffitis de la Sorbonne dans la première décennie du XXIe siècle" ?


> Naif :

Je ne vous le fait pas dire : d'ailleurs, l'an prochain, j'emmène mes élèves étudier sur place... non, pas à Cluny mais à la Sorbonne... Après tout, l'épigraphie contemporaine, c'est un sujet d'actualité qui permet aux apprennants d'exercer leur sens critique sur un sujet qui leur est proche... blablabla...

Notre philosophe graffiteur est peut-être le même que le vôtre, sauf que c'est la crise et qu'il n'a plus les moyens d'imprimer ses tracts, et qu'il est obligé d'écrire sur les murs.

En tout cas, encore une fois, je ne souhaite pas le bûcher à notre ami, parce qu'il est touchant dans sa bêtise. Je lui souhaite plutôt longue vie, qu'il continue à me faire bien rigoler - mais qu'il écrive sur des affiches, pas sur les murs, p... de m...

Ecrit par : camille | 01.06.2009

Camille, oui, ce genre de choses. Une analyse des mouvements étudiants (et professoraux) à l'aide des affiches et inscriptions diverses fleurissant dans un des hauts lieux de la contestation.

Ecrit par : Marie | 01.06.2009

j'avoue ma préférence pour "jamais être coupable n'est pas toujours être innocent" et sa syntaxe acrobatique...il y a de fins grammairiens apparemment à la Sorbonne :-)

Ecrit par : pascale m. | 01.06.2009

> Marie,

Ben voilà, tu as ton thème pour un futur mémoire d'habilitation, non ?


> Pascale :

Oui, à moi aussi. Vous savez, c'est tout aussi rigolo dans les toilettes de l'Institut de géographie. Puisque vous êtes prof, j'imagine que vous avez dû en voir des marrants dans vos établissements, non ?:)

Ecrit par : camille | 01.06.2009

@camille: oui, les tags fleurissent au printemps! nous cheminons dans les longs couloirs du collège au gré des "93 nik tout", "ta mère la pute" "et 17ème en force"...je ne sais si on peut parler de revendications? ;-)

Ecrit par : pascale m. | 01.06.2009

A M* :

J'aime bien l'idée d'un "gang de philosophes".

Ecrit par : Télémaque | 05.06.2009

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