23.10.2009
En justes noces.

21:00 Publié dans De vita beata | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
13.10.2009
Libération.
Étant d'une crédulité désarmante dans le domaine de la cosmétique et des trucs-de-fille, j'ai lu récemment dans Elle que, quand on avait les mains sèches, un bon truc consistait à s'enduire les mains de cold cream, d'enfiler des gants de vaisselle et de faire la plonge. Les gants en caoutchouc faisant effet occlusif et l'eau chaude accélérant le processus de pénétration de la crème dans l'épiderme.
En bonne andouille qui croit dur comme fer que cette nouvelle crème de jour va la faire rajeunir d'au moins deux semaines, j'ai essayé. Pour une fois, je fus ravie, car cela fonctionna au poil. J'avais les mains parfaites (mes gants de vaisselle, en revanche, sont inutilisables). J'en tressaillais de joie.
Cette note absurde était donc, de manière parfaitement discriminatoire, destinée à mon lectorat féminin.
Mais qu'est-ce qu'elle nous gonfle avec ses histoires de filles, vous demandez-vous un poil agacé - et vous avez raison, car vous êtes habitués à mieux.
En fait, je me disais aussi que cette information pouvais aussi t'intéresser, ô toi le mâle soumis et symboliquement castré par ta femme qui t'oblige à faire la vaisselle et qui ne va pas tarder à te demander le droit d'aller bosser (et de montrer ses cuisses en mini-jupe dans le métro, ah, la perfide !). Montre-lui cet article et tu vas voir qu'elle va y retourner fissa, à la plonge.
Mais, vas-tu m'objecter, ça va me coûter cher en cold cream et en gants de vaisselle, cette affaire.
Eh oui, mon brave, tout a un prix, y compris la non-libération de la femme.
Et toc.
10:57 Publié dans De vita beata | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cold cream, gants de vaisselle, la presse féminine aux chiottes et roch voisine avec
13.08.2009
Scènes de la vie parisienne.
La scène se passe au bar-tabac du croisement des rues Raymond Losserand et de Gergovie.
Une pétasse jeune femme blonde : Un paquet de Marlboro light. (Les pétasses ne disent ni boujour ni s'il vous plaît, c'est leur signe de ralliement).
Un petit monsieur très gros : Un paquet de camel s'il vous plaît - merci- au-revoir.
Une vieille peau dame d'un certain âge ayant abusé des UV : Un paquet de Lucky Strike s'il vous plaît madame.
Un beau blond : Un paquet de Marlboro - Light ? - Non non des rouges, merci, au-revoir madame.
Moi : Un carnet de douze timbres s'il vous plaît madame.
Un beau brun derrière moi : Mais qu'est-ce qu'elle nous fait chier avec ses timbres celle-là ! Elle a qu'à aller à la Poste.
Moi : Nan mais ho, laissez-moi envoyer mes cartes postales et soignez vos poumons dans votre coin, monsieur.
Le beau brun derrière moi : Nan mais ça va, tu te calmes la grosse connasse là !
Moi (impavide et reprenant mon expression favorite) : Connasse peut-être, mais grosse, je ne vous permets pas, monsieur.
Et puis je suis partie en courant avec mon carnet, parce que je ne suis pas encore prête à mourir pour douze timbres avec Titi et Rominet dessus.
19:28 Publié dans De vita beata | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.06.2009
Quart de siècle.
Il y a cinq ans, j'ai eu vingt ans et un concours.
Cette année, je deviens grande. Et j'espère avoir un autre concours - mais de cela nous reparlerons.
Il y a cinq ans, je me suis offert une jolie bague en argent en revendant les bouquins les plus détestés qu'on nous avait infligés en prépa. Cette année, mon pouvoir d'achat ayant considérablement augmenté depuis que je suis chercheuse et payée pour, je me suis offert un sac à main. Très cher. Une forme de revanche sur l'austérité de ces années de concours et de thèse. Une futilité contre cette absurdité qu'est l'agrégation.
Donc, je deviens grande. Je vais commencer à citer Philippe Muray et Léon Bloy dans mes posts. Je vais parler de la conception christique de saint Benoît l'Apostolat, de la jubilation du magnificat annonciateur de nos tentations, qui est à l'immaculée miséricorde ce que l'allégresse du Saint Sépulchre est au jugement de nos béatitudes*.
Je vais écrire des nouvelles où un type se fait fracasser dans un escalier et ensuite, ayant eu une révélation à la suite d'une bonne baise, pète la gueule à des yamakasi, comme dans les films de Luc Besson.
Je vais écrire des trucs sur la burka et sur les banlieues. Je vais dire du mal de Cohn-Bendit.
Bref, fini la rigolade. On va faire des vrais posts. Musclés et intellectuels.
**********************************
Mais non enfin, pas du tout. Vous croyez vraiment que je suis fichue de parler d'autre chose que le XVIIe siècle, les sacs à main et les vacances à la campagne ?
Sur ce, souhaitez-moi bonne chance, les oraux c'est dans quatre jours.
Amitiés à tout le monde. Et bientôt, le retour des janséniste, des chapiteaux romans, des jésuites, des conneries lues dans Le Monde, du glamour et des futilités, du fond de teint et du shampooing bio.
* et un bon point à celui qui donne la référence.
15:00 Publié dans De vita beata | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
05.05.2009
Ce que l'Europe doit à l'Islam...
Parmi les bizarreries des heures les plus sombres de notre histoire (lesquelles couvrent, à mon sens, une vaste période allant de la fin du programme d'entrée aux Chartes - 1815 - à nos jours), il y en a une dont l'idée m'a percutée tout récemment. À savoir le culte du poil sous les bras dans les arts jusqu'à une période récente.
Pas besoin de faire un dessin, on sait tous que les femmes dans les arts ont longtemps été complètement dépoilées (dévoilées, aussi, mais ce n'est pas là mon sujet). J'avais d'ailleurs lu une fois qu'un peintre préraphaélite anglais (ça fait beaucoup pour un seul homme) n'avait jamais pu toucher sa femme parce que, le soir de la nuit de noces, il avait été traumatisé par le fait que son épouse fût pourvue d'une pilosité aux endroits que la pudeur et la décence interdit de nommer. Il avait même fini par convaincre sa femme qu'elle devait être atteinte d'une grave maladie, pour être autant poilue. (Et j'ai drôlement rigolé en lisant cette histoire, pour rien vous cacher).
Cela dit, sadite bonne femme étant une aristocrate donc n'ayant probablement rien à foutre de ses journées, elle aurait pu passer de temps à autres un après midi chez l'esthéticienne, c'était pas la mer à boire. Surtout depuis que les croisés ont rapporté d'Orient la technique de l'épilation à la cire. Eh ouais, quand on vous dit que l'Europe doit tout à l'Islam, il faut aussi inclure la cire dépilatoire - voilà qui fera plaisir à Luc Ferry et fera rigoler Rémy Brague.
Bref, notre ami préraphaélite anglais aurait probablement fait une crise cardiaque en voyant L'Origine du monde de Courbet. Personnellement, je le comprends assez. D'abord, ce tableau, presque autant qu'Ingres, ne fait que me flanquer une certaine nausée. Je connais cela dit des gens qui le trouvent subversif, érotique et excitant. Chacun ses perversions, moi c'est l'épigraphie médiévale.
Courbet, du reste, n'était pas le seul à aimer les poils. Chassériau, par exemple, pare les aisselles de ses nymphes d'un duvet parfaitement visible. Et c'est du dernier mauvais goût, tout de même.
La preuve en images. Et toc.
Nan, parfois, c'est bien d'être progressiste, et de devoir des choses à l'Orient.
10:58 Publié dans An'archivist!, De vita beata | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
21.03.2009
En regardant vers le pays de France.
En feuilletant mon exemplaire des poèmes de Charles d'Orléans, j'y ai retrouvé avec un plaisir tant poétique que patriotique, un très beau rondeau, que je n'ai jamais vu, curieusement, cité par les blogs de la "réacosphère". Allez comprendre.
Je ne trouverai pas de mots aussi sensibles que ceux de ce captif, fait prisonnier par les Anglais à Azincourt, attendant vingt-cinq ans qu'on veuille bien lui payer sa rançon afin qu'il puisse revoir les siens. Plutôt que la lettre de Guy Moquet, revenons à Charles d'Orléans.
Spéciale dédicace à Woland, qui revient bientôt du désert. Et à tous les amis éloignés.
En regardant vers le pays de France,
Un jour m’advint à Douvres sur la mer
Qu’il me souvint de la douce plaisance
Que soulois au dit pays trouver ;
Si commençai de cœur à soupirer,
Combien certes que grand bien me faisoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Je m’avisai que c’était nonsavance
De tels soupirs dedans mon cœur garder,
Vu que je vois que la voie commence
De bonne paix, qui tous biens peut donner.
Pour ce tournai en confort mon penser,
Mais non pourtant mon cœur ne se lassoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Alors chargeai en la nef d’Espérance
Tous mes souhaits, en leur priant d’aller
Outre la mer sans faire demeurance
Et à France de me recommander.
Or nous donn’ Dieu bonne paix sans tarder !
Adonc aurai loisir, mais qu’ainsi soit,
De voir France que mon cœur aimer doit.
Paix est trésor qu’on ne peut trop louer.
Je hais guerre, point ne la dois priser ;
Destourbé m’a longtemps, soit tort ou droit,
De voir France que mon cœur aimer doit.
15:41 Publié dans De vita beata, L'expérience de la mélancolie, minute littéraire, pensées de maitres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.03.2009
Gouttes d'argent d'orfèvrerie.
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s'est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.
Il n'y a beste, ne oyseau,
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissié son manteau,
de vent, de froidure et de pluie !
Riviere, fontaine et ruisseau
Portent, en livree jolie,
Gouttes d'argent, d'orfaverie,
Chascun s'abille de nouveau :
Le temps a laissié son manteau !
10:08 Publié dans An'archivist!, De vita beata, minute littéraire, pensées de maitres | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.03.2009
La passion selon Saint Agrégatif d'Histoire, 3. Rigoletto.
(ouais, les brèves du lundi, ce sera demain, histoire de faire comme si en fait aujourd'hui n'avait pas existé, parce que passer un concours, c'est pas une vie).
Merci les copains, merci d'avoir prié le ciel de faire tomber l'épreuve d'histoire moderne (enfin, pas la contemporaine, quoi) en ce jour béni d'épreuve de compo d'histoire du capes.
Youpie.
Merci aussi de vos petits mots, textos, mails, encouragements divers.
Ah le sujet ? "les minorités religieuses et la défense de leur foi, en Europe, XVIe-XVIIe".
Une petite gravure du Théâtre des Cruautés de notre temps, de l'illustre Richard Verstegan, pour vous mettre dans l'ambiance (ci-dessous, des vilains protestants torturent joyeusement des gens, probablement un prêtre catholique, décidément, on savait rigoler à cette époque).

16:06 Publié dans An'archivist!, De vita beata, Le XVIIe siècle en lumière | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14.02.2009
Le saint du jour.
- Et tu fais quoi ce soir ? Avec ton Homme ?
Demande-t-elle d'un air gourmand d'anecdotes croustillantes à venir. J'affecte un air innocent même si je commence à bouillir : d'abord, le concept de saint Valentin me porte sur les nerfs, et deuxièmement, l'expression "mon homme" me file de l'urticaire.
- Moi ? Ce soir ? Avec mon fiancé (insister sur ce mot) ? Bah euh, rien, pourquoi ?
- Mais enfiiiiiin, la fête des amoureux, le saint du jour, tu sais bien quoiiiiiii...
Et là, je prends mon sourire le plus suave :
- Je suis heureuse que tu penses toi aussi à fêter ce jour important. (elle sourit). Peut-être le plus important de l'histoire de l'Europe (elle fronce le sourcil). Si, si, j'insiste (prend un air interrogateur).
- Mais heu, tu n'es pas sérieuse ?
- Bien sûr que si. J'ose même affirmer que l'on doit aux saints Constantin-Cyrille et Méthode, apôtres des Khazars, des Slaves, des Bohêmiens et des Moraves, la première réelle expansion de la chrétienté. J'ose affirmer que ce 14 février où nous fêtons la mémoire de ces deux patrons de l'Europe est un grand jour de fête. (elle se décompose).
Elle m'a souhaité le bonsoir et est partie en haussant les épaules alors que je m'apprêtais à entamer mon discours sur les racines chrétiennes de l'Europe et sur le rôle de l'alphabet glagolitique. Dommage.

14:49 Publié dans An'archivist!, De vita beata, Saints et Saintes de Dieu | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : saitn valentin en plastique, saint cyrille et saint méthode sont des gens bien, l'alphabet cyrillique est un truc de pervers quand même, l'alphabet grec est vachement mieux
10.02.2009
Le Punk à diplômes de l'année 2008, l'analyse sociologique.
Vous fûtes nombreux à voter, 182 votes furent comptabilisés en tout. Ce blog est d'ailluers horriblement machiste et discriminant puisque 139 votes sont des votes masculins.
Les hommes se caractérisent par leur écrasante proportion à voter pour Vladimir Poutine et pour Benoît XVI, ce qui donne des idées sur l'idéal qu'ils se font de leur condition. J'eusse d'ailleurs cru qu'en matière de blogueuses, ils voteraient plus volontiers pour Albertine ou pour Élisabeth Lévy - que j'avais inscrite dans la liste des nominés juste pour faire plaisir à certains, mais non, ils ont cliqué comme des furieux sur leurs congénères, ce qui est drôlement macho, quand on y pense.
En plus, ces vilains phallocrates ont voté pour les porteurs de Rolex dans la série punks à pognon, ce qui, en langage chiennes de garde, se traduirait volontiers sur une péroraison à l'encore de ces instruments du bling-bling et de l'oppression des femmes que sont les montres masculines en ferraille. Je note au demeurant que ces messieurs, bien qu'ayant voté pour l'Amiral Woland, n'ont pas voulu lui faire plaisir en élisant Jacques Dutronc. C'est limite de la social-traîtrise, moi je dis.
Mesdames mes soeurs et moi-même avons coté avec plus de conviction encore pour Vladimir Poutine, ce qui montre que nous n'avons pas été insensible à sa carrure et à son regard de braise. Cela dit, nous avons voté féministes (toute cette sororité m'émeut, quand j'y pense) puisque Vladimir est suivi (mais pas talonné, faut pas déconner) par Sarah Palin et Anne-Marie Le Pourhiet. De même, messieurs, nous avons plus volontiers voté pour Albertine, qui est la meilleure de nous toutes (mais pas pour Élisabeth Lévy qui vous plaît tant, messieurs, parce que zut, quoi, à la fin, c'est pas toujours tout pour les mêmes).
Manifestement, les blagues sur les seins des femmes émises par Boris Johnson n'ont d'ailleurs pas séduit la gent féminine, puisqu'il ne comptabilise que 9 % des voix, id est quatre votes. Quatre votes qui sont d'ailleurs, très probablement, le fait de femmes soumises aux phallocrates susnommés, on n'a pas idée de faire des blagues aussi grasses, c'est révoltant.
En matière de vote de femmes, heureusement que je suis là pour avoir fait du chiffre à Yves-Marie Bercé, histoire que l'École des chartes ait un bon classement. On milite toujours pour sa propre baraque, c'est comme ça.
Révélation du sondage, d'ailleurs : Messieurs, les femmes ont voté pour Jérôme Kerviel, ses chemises roses et son appartement à Neuilly. Vous savez ce qui vous reste à faire. Eh ouais. Les chemises roses et le loft à Neuilly. C'est dégueulasse mais c'est comme ça. En revanche, rassurez-vous, Sarkozy et Julien Dray ont fait des scores minables, ce qui doit vous rassurer sur votre sex-appeal.
Idem, la branchitude du punk qui rigole, pour une fille, sachez que c'est Stupeflip et Michel Delpech. Lalalala lalalalalalala lalalala lalalalalalaaaaa pour un flirt, avec toi, eh oui, c'est moins rigard que ce qu'on veut bien croire. C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, ajoute ma grand-mère.
Les moins de 20 ans ont voté 7 fois en tout. Je passe, car je soupçonne qu'il s'agisse d'un mauvais coup de ma petite soeur.
Sachez que l'infâme petite a voté pour Vladimir Poutine (bon ça encore), pour Benoît XVI (bon, ça aussi), pour Louis Schweitzer (allez comprendre), pour Yves-Marie Bercé (sur mon injonction), et d'une manière très équilibrée pour l'Amiral, pour Albertine, pour Fromage + et pour Marc Cohen, qui lui doivent bien leur reconnaissance absolue. En revanche, Petite Soeur a voté pour SArkozy et Julien Dray, ce qui me rappelle que j'ai une éducation au bon goût à lui faire suivre.
Elle a également élu à égalité Jacques Dutronc et Didier Super, ce qui prouve qu'elle nage dans le relativisme absolu.
Les 20-30 ans, les plus nombreux, ont élu avec force conviction les susnommés gagnants. Ils ont drôlement discriminé les vieux (sauf le pape) en plaçant WOland, Fromage et Albertine en tête des blogueurs, et Jérôme Kerviel en tête des punks à pognon. Marc Cohen (à mon grand désarroi mais je ne pouvais pas trafiquer l'intégralité du sondage quand même) et Julien Dray s'en sont trouvés écrabouillés. C'est mal, mais bon.
Les 30-40 ans, pour une raison d'empathie quelconque, ont voté comme des perdus pour Anne-Marie Le Pourhiet. Je dirai avec une insolence certaine due à mon âge que c'est une question d'empathie générationnelle, la même qui les a poussés à voter pour Benoît XVI, Louis Scweitze et Juan Carlos, mais aussi pour Albertine (ah, le cliché du vieux blogueur un chouia pervers, mais oui, phallocrates, c'est les même hein, suivez un peu), pour Sarkozy et puor Julien Dray, mais aussi pour Didier Super. Normal, vu que les vieux ils ne font rien qu'à vouloir préserver leurs comptes en banque de vieux égoïstes de droite (car les vieux égoïstes sont de droite c'est bien connu), et que Didier Super il dit que y'en a marre des pauvres. D'ailleurs, ils n'ont pas voté pour Stupeflip qui parle de shit dans ses chansons, parce que les vieux ils sont contre le shit, ils ne comprennent rien, et c'est pas juste.
Que dire alors des 40-50 ans, qui ont voté pour Sarah Palin ? Qui ont classé Juan Carlos avant Benoît XVI ? Enfants de soixante-huitards, ils ont osé ne pas voter pour le pape. C'est mal, c'est mal. Moi je dis, heureusement qu'il y a la "génération Benoît XVI" pour prendre la relève. En plus, ils ont plus voté pour Élisabeth Lévy que pour Marc Cohen, Fromage ou l'Amiral, ce qui prouve que passé quarante ans, on ne comrpend plus rien à la blogosphère. Cela dit, les plus de quarante ans ont également élu les chemises roses de Kerviel, ce qui montre qu'on peut être métrosexuel même à quarante ans, ce qui me fait doucement marrer comme concept.
Les plus de cinquante ans ont toute ma sympathie car ils ont eu un vote féminin mais pas féministe en élisant Sarah Palin, qu'ils ont voté à l'unanimité pour Benoît XVI et (presque pareil) pour l'Amiral. Dommage qu'ils fantasment eux aussi sur les Rolex et Jacques Dutronc. Mais l'empathie générationnelle fait des ravages.
De toute façon, on devrait interdire les sondages, parce que c'est discriminant. Par principe. Je vais me livrer à la Halde. Adieu, mes amis, je vous aimais bien.
21:40 Publié dans An'archivist!, De vita beata, Le XVIIe siècle en lumière | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



